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Le Centre d’art de Richmond invite le public au spectacle de contes « Moi, ma mère racontait », récits de migration, par Marta Saenz de la Calzada.

Présentée dans le cadre de la Semaine québécoise des rencontres interculturelles, cette activité sera précédée d’une exposition réalisée par des nouveaux arrivants de Richmond et Windsor, présentée dès 14h, dans les locaux adjacents à la salle de spectacles.

La conteuse Marta Saenz de la Calzada invite le public à plonger dans les histoires d’immigrant.e.s qui ont atterri en Abitibi avec son spectacle « Moi, ma mère racontait ». Aux récits de migrations de ces derniers s’ajoutent des contes de leur pays d’origine : la Yougoslavie, le Vietnam, le Cameroun, la Colombie, Haïti et l’Inde.

Que reste-il de ces histoires lorsqu’un émigrant arrive dans son « nouveau » pays? Que racontera-t-il à ses propres enfants? Comment ces histoires façonneront et enrichiront la culture du pays d’accueil? Par ce spectacle, la conteuse veut répondre à un besoin social imposé par la croissance constante de l’immigration et l’incompréhension et la peur qu’elle origine. Le besoin de connaître et de s’ouvrir à l’autre devient important et criant dans la société d’accueil. Le conte permet de mieux comprendre l’autre et d’approcher la différence par l’émerveillement.

Public visé : 12 ans et plus
Les billets (24$) sont en vente au centredartderichmond.ca
Date : Dimanche 10 novembre, 15h (Ouverture des portes et exposition dès 14h.)
Lieu : Salle Patrick-Quinn, Centre d’art de Richmond

Le spectacle est présenté dans le cadre du Circuit Paroles Vivantes ainsi que grâce à un partenariat avec la Ville de Richmond et la MRC du Val-Saint-François.

À propos de Marta Saenz de la Calzada

De l’Espagne fasciste à l’Abitibi des années 1960, MARTA SAENZ DE LA CALZADA fait partie de ces intellectuels immigrants venus participer au développement et à l’effervescence de la Révolution tranquille. L’Abitibi accueille à cette période d’importants contingents d’étrangers. Entre eux, il se crée une solidarité qui vient apaiser la nostalgie de la contrée natale, comme elle relate dans ses contes et récits. Artiste polyvalente comptant 45 ans de carrière professionnelle, elle s’exprime par le conte, le théâtre et la poésie. Elle a interprété différents rôles au théâtre, participé à plusieurs événements culturels de sa région d’accueil et contribué à divers projets collectifs. En 2007, elle remporte le Prix des Libraires en poésie au Salon du livre de l’Abitibi-Témiscamingue pour son recueil Laisse-moi te haïr. Elle a publié Moi, ma mère me racontait, un recueil d’une douzaine de contes ou de récits de vie collectés auprès d’immigrants de l’Abitibi-Témiscamingue. Elle récite des contes dans de nombreux festivals au Québec et en Europe, dont le Festival de contes et légendes en Abitibi-Témiscamingue. En 2014, elle y remporte le concours de la Grande Menterie, de même qu’au Festival de contes et récits de la francophonie de Trois-Pistoles.

À propos du Centre d’art de Richmond

Le Centre d’art de Richmond fut fondé en 1982 afin d’offrir une vie nouvelle à l’ancien couvent Mont Saint-Patrice, superbe édifice datant de 1884. À la fois lieu de diffusion et école de musique, le Centre d’art de Richmond est un organisme à but non lucratif qui a pour mission de rendre la musique et les arts accessibles à la population. Il s’agit de la seule salle du Val-Saint-François reconnue par le Conseil des arts et lettres du Québec, Patrimoine canadien et son école de musique est appuyée par le ministère de la Culture et des Communications. Principal locataire du couvent Mont-Saint-Patrice, le Centre d’art participe à un écosystème d’économie sociale qui contribue à offrir à divers organismes communautaires des loyers à faibles prix dans les différents locaux du couvent.

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